Définition simple du CDD de reconversion
À compter du 1er janvier 2026, le Code du travail a introduit un nouveau motif de contrat à durée déterminée : le CDD de reconversion.
Ce dispositif permet à un salarié d’exercer un nouveau métier, au sein de son entreprise actuelle ou dans une autre, tout en bénéficiant d’un cadre sécurisé pour se former et valider son projet professionnel.
Le principe est simple : tester un nouveau métier par la pratique, tout en suivant une formation certifiante, sans rompre son contrat de travail initial.
Pourquoi ce dispositif a été mis en place en 2026
Le CDD de reconversion répond à un objectif clair des pouvoirs publics :
faciliter les transitions professionnelles, notamment pour les salariés confrontés aux évolutions du marché du travail.
Il vise à :
- favoriser le maintien dans l’emploi,
- encourager la mobilité professionnelle,
- accompagner la promotion sociale ou professionnelle,
- sécuriser les parcours, en particulier pour les salariés expérimentés.
À qui s’adresse le CDD de reconversion ?
Les profils concernés
Le CDD de reconversion est ouvert à tous les salariés, sans condition d’âge ni de qualification.
Il s’adresse à toute personne souhaitant :
- changer de métier ou de secteur,
- évoluer vers un poste différent,
- acquérir de nouvelles compétences certifiantes.
Il concerne aussi bien des salariés en CDI qu’en CDD, et peut s’inscrire dans une démarche de reconversion interne ou externe à l’entreprise.
Candidats, intérimaires : êtes-vous éligible ?
Si vous avez un projet de reconversion réaliste et structuré, le CDD de reconversion peut constituer une opportunité concrète.
L’essentiel n’est pas votre parcours passé, mais votre capacité à vous projeter dans un nouveau métier, avec l’envie d’apprendre et de vous adapter.
Comment fonctionne un CDD de reconversion ?
La durée du contrat
Le CDD de reconversion est conclu pour une durée minimale de 6 mois, et peut aller jusqu’à 12 mois.
Dans certains cas spécifiques — acquisition d’un socle de compétences ou accords de branche — cette durée peut être prolongée, dans la limite de 36 mois.
Cette temporalité permet de prendre le temps d’apprendre, sans précipiter la reconversion.
Le rôle central de la formation
La formation est une composante obligatoire du CDD de reconversion.
Elle vise l’acquisition :
- d’une certification professionnelle,
- de blocs de compétences,
- ou d’un socle de connaissances (comme le certificat CléA).
Les actions de formation représentent généralement entre 150 et 450 heures, et peuvent être complétées par une mise en situation professionnelle au sein de l’entreprise d’accueil.
Une mise en situation pour valider son projet
La période en entreprise permet de :
- découvrir un métier ou un secteur,
- confronter ses attentes à la réalité du terrain,
- développer un savoir-faire concret.
Le salarié peut également bénéficier de démarches de validation des acquis de l’expérience (VAE).
Durant toute la période, il reste couvert par la législation en matière de sécurité sociale, accidents du travail et maladies professionnelles.
Quels sont les avantages du CDD de reconversion pour les candidats ?
Une reconversion sans prise de risque
La grande force du dispositif réside dans un principe clé : le contrat de travail avec l’employeur initial est suspendu, et non rompu.
Cela signifie que si le projet ne se révèle pas concluant, le salarié peut réintégrer son poste initial, ou un poste équivalent, avec une rémunération au moins identique.
Se former, expérimenter, décider
Le CDD de reconversion permet de tester un nouveau projet sans engagement définitif immédiat.
Il offre le droit à l’erreur, tout en valorisant l’apprentissage et l’évolution.
Un tremplin vers un emploi durable
Si la période d’essai est concluante et que les deux parties souhaitent poursuivre la collaboration, le CDD de reconversion peut déboucher sur :
- un CDI,
- ou un CDD d’au moins 6 mois dans l’entreprise d’accueil.
CDD de reconversion, CDD classique, intérim : quelles différences ?
Ce qui distingue le CDD de reconversion d’un CDD classique
Un CDD classique répond à un besoin ponctuel de l’entreprise.
Le CDD de reconversion, lui, est centré sur le parcours du salarié, avec un objectif de formation, de certification et d’évolution professionnelle.
En comparaison avec l’intérim
L’intérim permet de multiplier les expériences.
Le CDD de reconversion, lui, s’inscrit dans une logique de transformation professionnelle, avec un cadre juridique protecteur et une finalité claire.
Comment entrer dans un CDD de reconversion ?
Les étapes clés pour le candidat
Tout commence par un projet de reconversion réfléchi :
- identifier le métier visé,
- comprendre les compétences à acquérir,
- s’informer sur les formations disponibles.
Un accord écrit encadre la suspension du contrat initial et précise les modalités de la reconversion.
L’importance de l’accompagnement
Être accompagné par un acteur de l’emploi ou du recrutement permet de :
- sécuriser les démarches,
- identifier les entreprises d’accueil,
- comprendre les enjeux du dispositif.
Cet accompagnement est souvent déterminant pour la réussite du projet.
Ce qu’il faut retenir avant de se lancer
Les points de vigilance
Même si le cadre est protecteur, une reconversion demande un engagement personnel fort.
Il est essentiel de bien mesurer les exigences du métier visé et les efforts de formation nécessaires.
Les bonnes questions à se poser
Avant de s’engager, il est utile de se demander :
- ce nouveau métier correspond-il à mes aspirations ?
- suis-je prêt à apprendre et à évoluer ?
- quelles perspectives s’ouvrent à l’issue du dispositif ?
Conclusion
Le CDD de reconversion, en vigueur dès janvier 2026, ouvre une nouvelle voie pour évoluer professionnellement sans renoncer à la sécurité de l’emploi.
Pensé comme un véritable filet de sécurité, il permet de se former, d’expérimenter et de décider en toute connaissance de cause.
Un dispositif gagnant-gagnant, pour les salariés comme pour les entreprises, et une opportunité à saisir pour construire un avenir professionnel plus aligné avec ses aspirations.


